La force de la grolle

Article
Laisser un commentaire

Si vous voyez dans cette photo une paire de chaussures, il est probable que vous ne les ayez jamais portées. Car pour qui en a déjà enfilé de telles, elles synthétisent le choix, le droit, l’effort, le courage, le plaisir, le trac, l’accomplissement et la liberté.

Les coquet·tes d’aujourd’hui ne sont pas les premièr·es à choisir leurs souliers en fonction des circonstances. Il suffit de voir ce que les chevaliers se mettaient au pied avant de se lancer dans un tournoi. Ne me dites pas que leur design était choisi pour être pratique. Ils devaient y conserver toute leur force, conviction et folie pour pouvoir se projeter à toute allure dans un gars surgissant droit devant dans le même harnachement. 

Je trouve dans ces sequins projetés, l’ancrage indispensable pour m’adresser à des foules. Car même si j’adore les pieds qui brillent, je les réserve aux occasions qui me demandent de mobiliser une part intérieure qui se trouve être plus grande que moi. Plus mon coeur risque de battre fort, plus rapidement je les mets dans la valise qui m’accompagnera. 

Il s’agit bien de fétission. Ce croisement entre le fétichisme et la superstition, l’obsession et la protection. Ces paravents que nous dressons pour nous donner élan et application. 

Lorsque j’ai reçu cette photo envoyée par l’un de mes clients, j’ai réalisé que ce comportement n’était pas universel puisqu’il avait été immortalisé. Et je me suis demandée si peut-être vous aussi aviez des fétissions et ce qu’elles pouvaient bien être. 

Vous nous racontez ?

 

 

A lire aussi

France Inter

  Patrick Cohen parlait “Développement personnel” ce matin avec Rebecca Manzoni dans sa Chronique Pop & Co. Vous pouvez ...

10 jours sans manger - jour 5

10 jours sans manger – jour 7

6h33 : Oh la la, il neige. Surprise digne de la nuit que je viens de passer. Montagnes russes, ...

interview pour Atlantico : Pourquoi la trentaine est aussi le moment où l’on perd le plus ses amis ?

Atlantico : la trentaine, ce moment où l’on perd le plus ses amis

Après les belles années de la vingtaine, les chers amis ont tendance à s’éloigner la trentaine passée, se faire ...

Commenter