Quel sens donner à notre vie ?

Dans quel sens ?

Chronique Psychologie Positive Magazine
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Etre plus heureux consisterait à mieux explorer ses sens ou choisir la bonne direction ? Evidement les deux, car stimuler nos sens provoque du plaisir, mais ne donne pas plus de sens à la vie. Alors quelle direction prendre, puisque le mode d’emploi pour brancher son frigo est plus clair que celui de l’existence ?

 

Le sens du bonheur

Déjà en n’oubliant pas que les gens les plus heureux fixent leur attention sur autre chose que leur propre bonheur. Ils visent celui des autres, soutiennent la progression de l’humanité et expriment quelque chose d’eux-mêmes.

Emily Esfahani Smith (The power of meaning, crafting a life that matters, Rider 2017) a fait le tour de la question du sens et nous propose quatre autres pistes.

 

1 – Appartenir à un groupe

Les taux de suicide sont plus faibles dans les pays en guerre. Pourquoi ? Parce que les gens se rapprochent les uns des autres pour combattre l’ennemi.

Multiplions les rencontres et les points de contacts avec nos groupes de prédilection : ceux que nous voyons régulièrement, avec lequel nous avez des rituels de retrouvailles, et des conversations en cours. Nous n’y perdons pas notre temps, nous forgeons notre appartenance.

 

2 – Formuler sa mission

Comme tout le monde ne sauve pas des vies tous les jours en allant travailler, nous avons besoin de savoir à quoi sert ce que nous faisons. Une motivation profonde organise nos actions : je ne suis pas en train d’écrire cet article, mais de vous proposer d’apprendre quelque chose. Nuance.

3 – Réviser son histoire personnelle

Se la raconter au travers de nos résiliences, car un Phoenix dort en chacun de nous. Lorsque nous renonçons à trouver du sens à notre infortune, notre destin se construit par contamination : une tragédie ne produit rien d’autre que de la douleur. Alors que si nous la déroulons en y soulignant notre transformation, nous y trouvons de la raison.

Raconter son histoire de cette façon 4 jours de suite pendant 20 minutes nous apporte plus de joie, on dort mieux et les étudiants obtiennent de meilleures notes aux examens. Quand on ne peut pas changer de monde, changeons notre histoire.

 

4 – S’émerveiller

Si on ne compte que sur son job ou ses amours pour s’épanouir, le jour où l’un ou l’autre nous quitte, le monde s’écroule. Élargissons le champ de l’émerveillement au plus immédiat : la nature, la présence d’un arbre, un coucher de soleil, un geste tendre ou même un tram qui arrive à quai exactement au moment où nous avions besoin de monter dedans.

L’inspiration que provoque de tels émerveillements diminue notre ego et notre prétention. Ce qui, de fil en aiguille nous pousse à aller plus volontiers vers les autres. N’oublions donc pas que la vie est dure et que même si les moments difficiles diminuent notre bonheur sur le moment, ils restent indispensables pour que nous puissions trouver du sens dans ce tourbillon de montagnes russes.

On s’épanouit auprès de ses amis. Le stress se transforme en défi si on sait pourquoi on se donne du mal, on peut choisir sa légende et la nature nous recadre. Le tout, dans n’importe quels sens.

 

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