Aller bien est une décision citoyenne

Chronique KAIZEN
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Difficile de s’occuper de la nature sans savoir prendre soin de sa nature, non ? Mais comment se tisse le lien entre les deux ?

Besoins, devoirs et culpabilité

Nous nous réveillons le matin avec comme mission principale de prendre soin de nos besoins. Besoins de sécurité, de confort et d’insertion dans le monde qui nous entoure. Besoin de nous alimenter et de nous abriter, évidemment, aussi. Mais en tant que contemporain, notre liste est bien plus vaste que cela. Alors nous nous mettons au travail et pour certains, la vie va vite prendre le pli du « il faut » et du « je dois » avec cette croyance étrange que nous ne sommes pas là pour rigoler. Et que de surcroit, nous ferions bien de ne pas nous en plaindre. Car oui, parfaitement, on peut être heureux avec ce que l’on a.

Marqué au fer du devoir et de la culpabilité, l’idée que ce que nous avons suffit n’est pas très excitante. Elle engendre de la contraction, du repli et de la méfiance. S’ouvrir vers l’extérieur demande, alors, bien trop d’effort.

 

Et la gratitude dans tout ça ?

Mais empreinte de gratitude, l’affaire devient toute autre. Car de ces devoirs nous pouvons créer des désirs. Pour s’occuper de ce et ceux qui nous entourent, nous devons fabriquer le carburant de notre élan : l’expansion, l’ouverture et la confiance. J’ai besoin de puiser mon inspiration et ma détermination dans les émotions positives que je ressens. Nous sommes toujours plus actifs, engagés et efficaces lorsque notre cerveau se focalise sur le meilleur.

Et pour l’y entraîner, nous devons en prendre soin. S’interroger sur ce qui nous donne de l’élan, plutôt que ce qui nous oblige, et sur les valeurs qui nous portent. Repensez à une situation récente et réussie de votre vie. Qu’y avez vous ressenti ? De l’engagement, du partage, de la reconnaissance mutuelle, de l’enthousiasme, du don, de la connexion avec quelqu’un, un foisonnement d’idées, ou tout autre chose, selon qui vous êtes ? Mais tout autre chose de bon, dans cet instant et dans ces circonstances là. Car vivre de telles émotions et sensations nous pousse vers l’extérieur de nous même. C’est cela qui crée notre l’élan et le ressort.

Sentir ses engagements

Alors non, ne nous tournons pas vers un engagement parce que nous pensons qu’il est bon. Choisissons le car nous le sentons. Il excite le meilleur de nous et donne, à la part connectée de notre personnalité, le moyen de se réjouir et de s’enchanter. Créons les partages que nous souhaitons, pas parce qu’il le faut, mais parce qu’il va réanimer notre élan de vie. La compassion, la tendresse et la gratitude sont bien plus vivants que la division et la séparation.

Accumuler les expériences joyeuses et la joie des expériences est un acte citoyen. Nommons les valeurs qui font de nous des êtres en vie bourrées d’envies et d’énergie. Attisons notre propre feu pour le partager avec passion, car sans briller, comment comptons nous, et imaginons nous pouvoir éclairer quiconque ? Alors là, oui, on est même très heureux avec ce que l’on a et impatient de le partager.

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