Chaque année, désormais, il y a un moment où je décide d’arrêter le trop. Trop de manger, de boire, de travail, de fatigue et d’activités. Je le planifie comme une ressource indispensable en dehors de la période de mes vacances qui, elles, sont faites pour espérer trop dormir, manger et tout.

Alors une fois de plus, j’ai pris mon train pour l’Allemagne

J’ai la chance de me couper de mes appétit là-bas, et d’y avoir depuis développé des amitiés qui me poussent aussi à y retourner. Lors de ma première expérience, j’envoyais des mails exaltés à ma famille. Fascinée par les réactions de mon corps sans digestion. Car, pour qui n’a jamais essayé, les sensations sont différentes de tout ce qu’on a déjà pu éprouver : légèreté, absence de faim, énergie physique inhabituelle, clarté mentale, sommeil minimal, humeur au top, un peu de fierté, aussi. Plusieurs fois, ici, je vous les ai racontées. On survit à la privation, c’est un concept marrant.

Un ours sommeille en nous

J’ai appris cette fois-ci que les chercheurs s’activent, pour quantifier encore mieux les bénéfices, mais aussi les applications de la mise au repos de nos intestins. Un laboratoire de Strasbourg tente par exemple, de nous comparer aux ours en hibernation. Voilà des bêtes, qui chaque année n’avalent rien pendant des mois. Et ne bougent pas d’un millimètre. À leur réveil, ils sont amincis, mais leurs fonctions et organes sont intactes. En se ré-alimentant, ils retrouvent leur corpulence de printemps sans aucun problème.

Sauver l’humanité ?

Alors puisque nous somme aussi capables de ne pas manger, comment appliquer cette observation à nos besoins ? Lors de nos cures de jeûne, nous faisons tout le contraire. Beaucoup d’exercice pour accélérer la fonte des graisses. Mais si un jour nous avions besoin de passer un temps très long dans un espace confiné sans denrées accessibles, pourrions-nous survivre ? Et pourquoi ferions-nous une chose pareille ?  Et bien pour aller peupler la planète Mars ou une de ses voisines. Strasbourg commence à entrevoir la possibilité d’expédier des cosmonautes en surpoids afin que leur corps, comme les ours, se nourrisse de ses propres graisses jusqu’à l’arrivée. Ils reprendraient alors une alimentation, et tout rentrerait dans l’ordre. Reste à trouver à manger sur Mars, mais c’est une autre histoire.

Comprendre le pouvoir de nos intestins ne fait bien que commencer et c’est peut-être grâce à eux que nous reprendrons les colonisations. À moins que les ours arrivent sur Mars avant nous.

 

Publié le 17 mai 2019

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