Mon dîner avec Martin Seligman

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Il y a parfois des journées en réalité augmentée

Tout est un peu plus grand, meilleur et très satisfaisant. Lundi a commencé au Trianon, devant une salle comble du Festival des énergies positives. J’y parlais d’écriture qui fait du bien, un des sujets qui m’excite ardemment. Une thérapie sans thérapeute, qui permet même de refermer les plaies du corps.

Une heure plus tard, Martin Seligman, fondateur et Pape François de la psychologie positive, faisait son entrée sur la même scène. Sa première venue professionnelle depuis 30 ans.  Il venait parler de ses recherches en cours, de l’évolution de la psychologie, pour tout de suite et pour demain. Fasciné entre autre, par ses collègues Maier et Watkins, sur la piste d’une mécanique qui va guérir la dépression. Mais si la dépression se guérit, on pourra moduler artificiellement nos émotions et les variations naturelles de l’existence ? Le réchauffement n’est donc pas que climatique, être humain pourrait bien changer de mode d’emploi sous peu. Fascinant.

A 74 ans passés, il arpente, explique, raconte, répond

De mon fauteuil, je mesure combien j’aime les discours fondés de ces chercheurs américains. Souvent, je voyage pour les écouter. Là, Seligman est dans mon quartier. J’ai lu son nom il y a 10 ans, pour la première fois, et l’ai prononcé, moi-même depuis, plusieurs centaines de fois, dans mes conférences, ateliers, ou livres, etc, pour contribuer à tous nous faire avancer. Avec gratitude, je mesure l’immense progrès que signe cette journée.

Pour terminer la soirée, j’ai eu le privilège de dîner avec Marty, sa femme et un collège de cerveaux entièrement tournés vers le rayonnement de la psychologie positive : chercheurs, formateurs, doctorants et consultants. Petit comité attentif  : Ilona Boniwell de Positran, Charles Martin Krumm professeur, Antonia Csillik de l’université de Nanterre, Evgeny Orsin, de celle de Moscou, Claudia Senik, économiste, Guila Clara Kessous, Helen Kaye, élève directe du maître, etc.

Marty annonce très vite qu’il n’entend pas bien

Il demande que nous n’ayons qu’une seule conversation à la fois. Et quels bénéfices. S’écouter, apprendre les uns des autres. Pour ne rien oublier, je choisis ici de vous raconter pêle-mêle, un peu de ce que j’ai appris.

On vote plus dans l’espoir d’améliorer son bonheur, que sa situation économique.

En Russie, le bonheur n’est pas une démonstration joyeuse, mais une acceptation profonde de sa condition.

En France, la géographie fait son retour dans l’économie du bonheur. Les campagnes et les grandes villes sont en tête de nos lieux de satisfaction. Les petites villes sont en queue.

Lorsqu’un patient entrait dans le bureau du jeune Marty, en lui disant « J’espère que vous pouvez soigner ce que j’ai. » Lui se répétait comme un mantra : « j’espère surtout que tu as quelque chose que je peux soigner. »😁

Le pessimisme des Français est intérieur. Car si on vidait notre pays et qu’on y mettait des Belges (un exemple), ils seraient immédiatement plus heureux. Nous ne chérissons pas assez nos conditions de vie.

L’esprit critique, empêche, par définition, d’être satisfait.

Le sport et les liens que l’on entretient avec ses collègues sont les meilleurs remparts contre le burn-out.

La montée du populisme est attisée par l’hyper choix. La complexité incite au repli.

 

Le prochain thème d’exploration de Seligman est la créativité

Ça me plait bien, forcément. L’homme est sensible, nous raconte avec émotions ses recherches faites dans l’ancien bloc de l’est, moins par nostalgie que pour la satisfaction de constater que le monde avance. Et je mesure l’importance que certains s’arrêtent, parfois pendant des années sur un sujet, pour permettre à nous autres d’avancer.

Vive la recherche, et vive ses applications.

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