La petite supérette de campagne

La joie de la supérette

Article
Laisser un commentaire 2

Ma campagne

Mes occupations des ces derniers mois m’ont tenue très loin de la campagne qui est la mienne. Elle se trouve à proximité d’un ravissant village perché sur des falaises de bauxite. Beaucoup de gens y passent en été, pour admirer, photographier et se barbouiller de cette terre squaw. Du coup, les villageois ont adapté leurs commerces. Souvenirs, babioles et traditions que les estivaux aiment acheter sur le coup, sans garantie qu’à la maison, cela leur plaira toujours. Mais la vie y est douce et ensoleillée. Le boulanger est un artiste, les bistrots chantent et la pompe à essence faisait la fière, dernière de son espèce.

Pendant l’hiver, la pompe s’en est allée pour être remplacée par une supérette. Un vrai petit supermarché. Et notre garage digne de l’Eté Meurtrier, s’est métamorphosé. L’instinct de préservation s’attendrait à ce qu’on s’en plaigne. Polluer la campagne et le terroir d’enseignes capitalistes. Mais c’est tout le contraire qui se produit.

Le village en sourit à pleine dents

Les chariots à roulette sont ressortis des greniers. Les voitures ne se démarrent plus pour un paquet de pâtes qui manque. Et surtout, les habitants que nous sommes ont retrouvé du choix. De ne pas avoir tout prévu à l’avance, d’arpenter les rayonnages pour choisir le repas suivant à quelques minutes de celui-ci. La vie des petites dames bien isolées est redevenue intempestive, pratique, autonome et facilitée.

Ce changement là, replace un village au delà du seuil acceptable des possibilités pour s’alimenter et procure dans son sillage, beaucoup de joie. Alors, je le célèbre.

Étiquettes : , , , ,

A lire aussi

Votre cadeau – 3 tests fondamentaux issus des laboratoires de psychologie positive

En vous inscrivant gratuitement ici pour recevoir chaque vendredi la newsletter Une semaine avec Florence Servan-Schreiber, vous recevrez : des ...

Le secret du bonheur

Pour être heureux, sachez accepter les moments où vous ne l’êtes pas. Atlantico : Brock Bastian, professeur à l’Université ...

Staycation

Connaissez vous les staycations ? C’est comme des vacances, mais plutôt que de partir, on reste. J’avais bloqué cette semaine ...

2 commentaires sur “La joie de la supérette”

  • alex dit :

    Casino ce n’est pas tout à fait un commerce de proximité… les gérants de ces supérettes sont pressurisés par un groupe capitalistes des plus carnassiers, celui de Monsieur Jean Charles Naouri (dont 25 Millions de bénéfices avec Moulinex pour mettre tous le monde au chômage…pas assez?rentable). Je souhaite à votre gérant de s’en sortir correctement (gérant non salarié pour combien d’heures par semaine et quel revenu?)…la vie est belle à la campagne!

  • Nathalie dit :

    Vive la préservation de la vie dans nos villages! Et on oublie que cela passe aussi par des commerces de proximité. L’allongement de la durée de vie va rendre bientôt indispensable le renforcement de ces services de proximité.

    Merci pour vos chroniques !

Commenter