Ce n’est pas moi qui m’appelle ainsi, mais Laurence du magazine Esprit Yoga. Je réponds avec plaisir à ses questions.

 

FLORENCE SERVAN-SCHREIBER : La psychologie positive existait depuis une dizaine d’années aux Etats-Unis mais était toute nouvelle en France. Le livre est un récit du voyage universitaire que j’ai fait pour apprendre la psychologie positive. Il donne de l’information et donc du choix. C’est sans doute cela qui explique son succès. Même si l’exercice des 3 kifs ne représente qu’une infime partie du livre, on comprend la promesse tout de suite !

 

F. S. S. : Naturellement, mon aptitude au bonheur est plutôt intermédiaire. Je suis quelqu’un d’inquiet. Ce qui fait que je suis « professeure du bonheur », c’est que j’épluche, je me documente sur ce qui est publié sur le bonheur, je l’expérimente, le laisse me traverser et je viens le raconter dans des conférences, dans des pièces de théâtre, dans des articles de presse.

 


F. S. S. : La pensée positive consiste à se dire que tout va bien, même si ça ne va pas bien… La psychologie positive, elle, est un domaine de recherche universitaire qui observe les personnalités, les comportements et les organisations qui fonctionnent. Or, c’est précisément parce que nous sommes envahis par des émotions négatives et des difficultés réelles que nous avons besoin de cultiver la partie de nous qui va accéder au meilleur, à nos forces, à nos ressources.

 

F. S. S. : Le yoga est central. En 2005, quand j’ai commencé, je manquais de souplesse, pas uniquement physiquement mais de manière globale. Le yoga m’a apporté de l’agilité, de la fluidité, ce qui a transformé la vie. Quant à la méditation, j’ai un rapport conflictuel avec elle. Il y a des moments où je médite, puis je m’en éloigne et j’y reviens quand je ne vais pas bien, quand les choses deviennent trop dures et que je sens que j’ai besoin de recentrage. Dans ces moments là, je pratique la méditation Metta, méditation de la bienveillance.

 


F. S. S. : Je suis constituée comme chacun d’entre nous ! Les moments où nous sommes actifs, où nous engageons des compétences, où nous avons un objectif, où nous allons recevoir du feedback, constituent des moments de « flow » dans lesquels toute notre attention est captée, ancrée dans le moment présent. La petite voix qui commente à l’intérieur de notre tête se tait, et on perd la notion de temps. Dans ces moments-là, c’est le bonheur. Personnellement, cela m’arrive quand je cuisine, quand je joue au théâtre, dans des moments d’écriture… Mais ce que j’aime par dessus tout, c’est d’être engagé dans une discussion intime avec quelqu’un : alors, on est complètement là, complètement présent.

 


F. S. S. : Oui, si on s’entraîne à la gratitude, non seulement notre vécu est plus agréable sur le moment mais en plus nous serons plus agiles quand le vent se lèvera. Des chercheurs aux Etats-Unis sont allés voir les familles des victimes du 11-Septembre, pour comprendre ce qui a permis à certaines familles de se remettre dans la vie lors que d’autres étaient endeuillées. Ils se sont rendu compte que ceux qui avaient pu redémarrer, c’est ceux qui pratiquaient déjà la gratitude avant l’événement. La quête intellectuelle de Martin Seligman, fondateur de la psychologie positive, est d’ailleurs de mettre au point une psychologie préventive…

Retrouvez l’interview complète dans Esprit Yoga n°45

Publié le 6 septembre 2018

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