chronique "Me time" pour Psychologie positive

Me time

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Voilà une expression que j’ai empruntée à ma fille de 22 ans. Son chéri lui cassait les pieds, elle lui a dit, « Baby, cette semaine, c’est « me time » » : soit à dans 7 jours, car là, maintenant, je vais m’occuper de mon petit moi dans un monde sans toi. J’ai d’abord ri aux éclats puis immédiatement eu envie d’essayer.

C’est quoi, le Me time ?

Un « me time » est une interruption pendant laquelle on recentre, l’espace d’une heure ou d’une semaine, ses choix autour de ses besoins et de ses envies à soi. Egoïste ? Au contraire. Raviver son organisme décuple notre capacité à nous investir dans le monde qui nous entoure.

Nous avons tous besoin d’air. Et pas forcément pour les mêmes raisons. Mais créer un vide relationnel, professionnel, ou géographique aura toujours les mêmes conséquences :  renouveler les particules qui circulent en nous pour gagner en clarté, en liberté et en créativité. L’habitude sclérose, la répétition endort et le train-train automatise.

Scott Barry Kaufman, directeur scientifique de l’Institut de l’Imagination au centre de Psychologie Positive de l’université de Pennsylvanie a identifié un réseau de l’imagination dans le cerveau : des connexions neuronales stimulées par certaines actions.

« La solitude est un bon moyen de les activer. S’offrir un moment de pause ou de réflexion pour trouver du sens à nos actions est excellent pour la compassion ou l’imagination. » (Wired to create, Unraveling the mysteries of the creative mind)

S’éloigner finit donc par rapprocher.

Mais pas besoin d’être ermite pour avancer. Se retrouver seul permet juste de générer un nouvel angle de vue que nous pourrons ensuite développer en collaborant avec les autres. Et prendre une douche serait déjà un premier pas. Kaufmann a démontré, au cours d’une étude internationale, que 72% des participants produisaient de nouvelles idées sous la douche. Considérablement plus que sur leur lieu de travail. C’est pourtant moins une histoire d’eau que de relaxation : la chaleur et la sensation d’isolement de ce moment débloquent notre système de pensée.

Nos projets de vie sont consommateurs de nouvelles idées : être en couple, travailler ou élever des enfants demande beaucoup de ressources. Nous avons donc la possibilité d’accompagner le mouvement autrement qu’en nous acharnant, par exemple en décrochant. Nos meilleures idées surgissent lorsque nous n’avons pas le nez dans le guidon et une simple ballade dans la nature, au minimum dehors, suffit à aérer nos circuits. Les grandes inventions sont souvent nées lors d’une marche. Il est même recommandé d’agiter les bras pour de meilleurs résultats !

La prescription est donc simple. Pour mieux servir notre vie et notre entourage, fichons le camp ! Au moins le temps de se retrouver pour mieux revenir, à soi et au monde.

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