Spectacle La Fabrique à kifs : le bonheur, ça se travaille !

Presse
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Ségolène Barbé est venue voir le spectacle et en parle dans le Parisien week-end.

A l’instar des coachs qui nous apprennent à être heureux, trois ambassadrices de la psychologie positive ont créé « La Fabrique à kifs », un show ludique et interactif.

« Qu’est-ce qu’il vous faudrait pour être plus heureux ? » Dans la salle du Théâtre de l’oeuvre, à Paris, les réponses fusent en cette soirée de décembre : une rupture conventionnelle, de l’argent, un amoureux, du soleil, un bonnet C… Venu assister au spectacle interactif La Fabrique à kifs, l’auditoire va apprendre que ces « facteurs extérieurs » ne conditionnent en réalité que 10 % de notre bonheur. D’après les experts*, notre capacité à être heureux dépend aussi à 50 % de facteurs génétiques et, à 40 %, de l’interprétation que nous faisons de ce que nous vivons… « C’est énorme, 40 % ! » rappellent les trois créatrices et actrices de ce show interactif et ludique. Pendant plus d’une heure, elles jouent des saynètes, donnent des conseils et proposent des exercices pour accroître notre sentiment de bonheur grâce aux principes de la psychologie positive : accepter d’être imparfait, apprendre à s’affirmer, reconnaître ses forces de caractère, cultiver la gratitude… En tournée depuis septembre dans toute la France, et ce soir à Lille, cette « master class du bonheur » a déjà séduit plus de 20 000 personnes. La pièce a été imaginée par deux psychologues, Isabelle Pailleau et Audrey Akoun, et une « professeure de bonheur », Florence Servan-Schreiber. « Il s’agit du premier spectacle de psychologie positive au monde. Même aux Etats-Unis, cela n’a jamais été fait ! » assure cette dernière, journaliste et conférencière diplômée en psychologie, et représentante d’une nouvelle profession en plein essor.

Prof de bonheur, un métier né à Harvard

Le métier de professeur de bonheur a d’abord été popularisé par Tal Ben- Shahar, enseignant américano-israélien et auteur d’un best-seller traduit dans 25 langues, L’Apprentissage du bonheur (Belfond, 2008). Ses cours de bonheur ont été parmi les plus suivis de la prestigieuse université de Harvard, aux Etats-Unis. S’ils n’étaient que huit dans sa salle de classe la première année, en 2004, les étudiants ont ensuite été plus de 1 400 à venir l’écouter. Près d’un quart d’entre eux ont même affirmé que ce cours avait changé leur vie. « Aujourd’hui, toutes les universités américaines ont leur département de psychologie positive, assure Florence Servan-Schreiber. Créée à la fin des années 1990 par le psychologue américain Martin Seligman, cette spécialité étudie ce qui rend les individus heureux plutôt que se concentrer sur les dysfonctionnements. »

 

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Publié le 8 février 2018

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