Pourquoi l’écriture fait du bien ?

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Elle relie, calme, permet de s’évader ou de conserver une trace de ce que l’on vit. Comment s’y mettre ? Je réponds aux questions de Psychologies.com avec 3 exercices immédiats. En voici un extrait :

 

A quoi sert l’écriture en cette période de confinement ?

Je ne suis pas l’avocate de « écrivez, tout va s’arranger ». En revanche, je suis convaincue que l’écriture a plusieurs fonctions : elle relie, calme, permet de s’évader ou de conserver une trace de ce que l’on vit. Chacun trouve celle qui lui convient. Ainsi, on a vu fleurir les « journaux de confinement » en ligne. Ils n’ont rien d’un journal intime, il s’agit ici de créer et maintenir un lien avec l’extérieur, d’être vu, de se montrer, d’échanger… Pour d’autres, l’écriture aide à trouver un peu de sens à ce qu’ils vivent. Elle permet d’organiser et de formaliser ses idées, puisqu’il faut les canaliser pour les coucher sur le papier. Par évasion, j’entends le fait que l’écriture peut devenir un acte créatif, où on invente ce que l’on écrit. Pendant que l’on se concentre là-dessus, le temps passe sans que l’on s’en rende compte. Enfin, par l’écriture, on peut consigner l’expérience inédite que nous sommes en train de vivre. Elle sert alors notre mémoire personnelle et collective. Dans quelques années ou décennies, les futures générations s’intéresseront à la manière dont nous avons vécu ce confinement.

 

Par où commencer ?

Tout simplement en disant ce qu’il s’est passé dans la journée. Je pratique le journal de kifs depuis des années. Il est très peu descriptif, son contenu est factuel : « aujourd’hui, ce qui m’a fait kiffé, c’est ça, ça, et ça, donc je dis merci pour ces trois trucs ». Quand je relis les kifs d’un jour quelques années plus tard, ça me donne une photographie de cette journée. Donc si on commence à écrire aujourd’hui, dans trois, cinq ou dix ans, on pourra se souvenir comment on a vécu ces semaines de confinement. Tout passe tellement vite en ce moment, tous les jours nous sommes dans une nouvelle configuration. On se souvient à peine comment c’était il y a dix jours !

 

Doit-on se lancer en sachant où l’on veut aller ?

Au contraire, écrire, c’est laisser s’exprimer la voix qui nous parle tout le temps. On en a tous une. En y allant sans réfléchir, on explore des pistes que ne se serait pas autorisé autrement. C’est vrai que c’est intimidant, que l’on a tendance à se dire ‘je ne sais pas quoi écrire’. Et alors ?

La suite de l’interview : cliquez ici

Publié le 27 mars 2020

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