L’émerveillement contre la solitude

Chronique PSYCHOLOGIE POSITIVE MAGAZINE
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Lorsque nous restons seuls face à nos tourments, il est très fréquent de se trouver en prise à une spirale catastrophiste qui alimente notre anxiété. Alors que nous devons encore restreindre nos contacts avec celles et ceux dont la présence nous fait du bien, il existe peut-être une solution pour interrompre ce cercle vicieux sur commande. L’idée n’est pas nouvelle puisqu’elle a été formalisée par Abraham Maslow, père fondateur de la psychologie humaniste, elle-même aïeule de la psychologie positive.

 

Il s’agit de la transcendance de soi.

Ce terme, au parfum spirituel recouvre une émotion que nous éprouvons tous, à des moments singuliers et courants, lorsque nous allons au-delà de notre propre identité et comprenons que nous sommes une partie d’un tout, bien plus grand que nous-même. Avoir la foi répond parfaitement à cette définition, mais il existe d’autres moyens d’en éprouver les bénéfices. 

 

Les laboratoires de psychologie les plus pointus[1] observent,

grâce à des scanners, ce qui se passe dans notre cerveau lorsque nous traversons des instants au cours desquels nous ressentons une très grande unité avec ce qui nous entoure. Face à la nature, l’art, la beauté, un être cher, au cours d’une méditation en pleine conscience, d’un moment de flow ou d’émerveillement. Ces expériences qualifiées d’optimales, qu’elles soient religieuses ou non, sont plus courantes que nous ne le pensons. Lorsque nous éprouvons la chair de poule d’excitation alors que nous sommes exposés à une idée nouvelle, ou un paysage grandiose, nos neurones capturent une émotion complexe, vaste, ni positive, ni négative, qui requière de nous y adapter dans l’instant. Le temps ralentit, la mâchoire se relâche, des frissons peuvent nous parcourir la nuque et nous sommes alors libérés de penser à qui nous sommes à cet instant précis. Le bénéfice secondaire immédiat est l’évaporation de nos tourments.

 

La plupart de ces instants se produisent alors que nous sommes seuls et digitalement déconnectés.

Bien qu’elles ne se convoquent pas , il nous est possible de les favoriser en nous offrant des moments de pleine conscience, en activant notre gratitude et en observant les merveilles de la nature. Observer sans juger ce que l’on ressent si ce n’est pour en éprouver le meilleur, nous offre donc bien plus qu’un moment de grâce, cela peu inverser la spirale négative d’une période qui cherche à nous y renvoyer dans les grandes largeurs.



[1] David Yaden pour la John Hopkins hospital

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