L’atelier d’écriture

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Un atelier d’écriture, c’est comme mettre le doigt dans un pot de confiture. On commence doucement, puis on a envie de tout manger. Samedi dernier, prototype : Ecrire le Meilleur de soi, 8 participants pendant toute une journée. Pour être plus exact : 8 participantes, réunies dans un appartement, pour plus d’intimité et de proximité.

 

Première surprise, une certaine homogénéité

Tout le monde est à heure, on commence par se présenter. Non pas par ce que l’on fait dans la journée, mais par ce que l’on préfère faire sans toujours l’avouer.

Une moitié répond : m’éloigner de ma table de travail, être en RTT, flâner toute une journée, faire l’école buissonnière. L’autre se partage entre conduire des voitures à grande vitesse, photographier la vie, manger les goûters de ses enfants ou un carré de chocolat sans culpabilité.

Il y a donc quelque chose de culturel dans le plaisir de s’échapper ? D’où cela nous viendrait-il ?

 

La journée est structurée en exercices d’écriture

Chacune lira ses texte, recevra et donnera du feedback ou des encouragements.

Et voilà le plus beau présent d’un tel moment. La connivence, la complicité et l’attachement qui se tisse comme une jolie toile d’araignée. En deux textes à peine, nous sommes déjà reliées : humanité, sincérité, humour, peines et espoirs sont échangés.

Mais oui, quand on cherche le meilleur de soi, de ses sensations et expériences, on traverse forcément le rideau de ses ombres. Et il faut se sentir en sécurité pour le soulever.

Le contenu de cet atelier sera gardé secret, car il y a des questions dont les réponses méritent d’être spontanées. C’est comme cela qu’on convoque les meilleurs morceaux de son cerveau. Sans les prévenir. Il sort ainsi de sa cachette, entrainant un tourbillon d’émotions au passage.

 

Le résultat ?

Et oui, cette journée s’est avérée être pour nous toutes un petit passage dans une jolie machine à laver qui donne ensuite envie de courir dans la rue pour sécher au soleil. Et marquer les plis de la chance d’être soi que nous venons de mettre à jour.

Le résultat d’un tel atelier est le suivant : avoir senti, compris et expérimenté le pouvoir d’un texte sur le reste de sa vie. Soit pour tout de suite, soit pour plus tard, soit pour revenir sur le passé.

Je partagerai juste ici le texte qui m’est venu lors de notre dernier exercice : Gratitude

Je crois que je ne travaillerai plus jamais de ma vie. La preuve : j’aime écrire et j’écris. J’aime dire et je dis, j’aime rassembler et je rassemble, j’aime choisir des couleurs et j’en choisis, j’aime fréquenter des humains et j’en fréquente, j’aime cuisiner et parfois je cuisine même, j’aime recevoir et aujourd’hui je vous reçois. Même cela, je me suis débrouillée pour le glisser dans mes occupations terrestres. J’ai de la chance. Celle d’apprendre de mes gamelles, d’avoir l’insousciance de dérider des dirigeants, de me déplacer en chaussures à étoiles et faire le pitre sur scène si je l’ai décidé.

Merci à mes parents de m’avoir élevée à l’endroit mais aussi de travers, à mes patrons de m’avoir appris ou ennuyé mais de ne m’avoir pas appris à m’ennuyer. Merci à l’Amérique et sa psychologie d’être pragmatique, à internet de nous relier, à l’économie d’organiser les échanges qui me permettent de vivre de ce que j’aime et de faire vivre une équipe heureuse de contribuer. Passer un samedi comme celui-ci devrait être obligatoire pour tous. Pour qu’ils aient comme nous la chance de s’être sentis reliés, soutenus. Merci d’être venues aussi entières, ouvertes et majestueuses. C’est un honneur de passer une journée avec votre humanité. Ma gratitude est infinie.

De ce que j’ai ressenti, c’est un modeste résumé.

Atelier écrire le meilleur de soi

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