Eloge du lien

Chronique PSYCHOLOGIE POSITIVE MAGAZINE
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Attention, une porte ouverte s’apprête à être puissamment enfoncée :  nous ne sommes rien sans liens. Et pourtant, tout autour de nous tend à laisser entrevoir que l’indépendance serait la solution à tous nos problèmes émotionnels. Qui n’a pas, le cœur brisé ou le nid vidé rêvé d’une force intérieure qui permettrait de considérer les autres avec indifférence ? Besoin de personne, en Harley Davidson. L’individualisme se conjugue aujourd’hui dans une quête de réalisation de soi dont nous avons l’illusion qu’elle peut se faire sur nos propres rails.

Mais l’humanité est bien plus qu’un réseau de chemin de fer. Imaginons nous plutôt comme un maillage complexe et coloré de neurones qui ne s’allument qu’alimenté par les autres. Au sens propre, lorsqu’on est un bébé, ou si l’on est très âgé. Et entre les deux extrémités de nos existences, former un couple, des amitiés, des relations, être parent, citoyen ou juste voisin ne peut se prouver satisfaisant que construit à plusieurs. Dans une époque de plus en plus narcissique, la quête de liberté individuelle et la lutte contre le risque de dépendre de quelqu’un seraient à la source d’un sentiment croissant de solitude, de fragilité et de vulnérabilité[1].

Il existe pourtant une solution. Un entre-deux joyeux d’interdépendance acceptée. C’est d’ailleurs en reconnaissant appartenir à un réseau que nous pouvons jouir de notre plus grande liberté. En nous considérant comme une matière élastique qui peut tant se lover dans des bras d’autrui que s’étendre à l’infini pour aller trouver sa propre vérité. La proximité relationnelle n’est rien d’autre que l’expérience agréable de se sentir proches et reliés à celles et ceux que nous fréquentons

La force du lien est si programmée en nous, que tenir la main de son aimé·e peut diminuer l’intensité d’une douleur physique qui nous est infligée au même moment. Des chercheurs ont démontré que la qualité de nos relations offraient deux possibilités pour développer notre bien-être. Lorsqu’on traverse un moment difficile et que notre entourage nous apporte le soutien dont nous avons besoin, ou dès que nous partageons un événement positif avec quelqu’un d’autre. Se réjouir pour autrui, par exemple, nous rend immédiatement plus satisfait de notre propre vie.

Célébrons donc cette chance incroyable de faire partie de l’humanité plus que de juste être un humain·e passager de son propre train.



[1] Ces liens qui nous font vivre, Christophe André et Rebecca Shankland

 

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Un commentaire sur “Eloge du lien”

  • Michèle Miaille dit :

    Bonjour super je suis en parfaite connexion avec tout ce que vous ressentez dans ce lin partagé avec des personnes ampathiques positives avec qui on peut tisser un lien très fort d’amitié qui vous apporte encore plus que les liens du mariage qui quelque part vous ouvre moins sur les autres je part 8 jours chez des sœurs bénédictines et je sais que ce ne sera que du bonheur amitié Michèle

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