Par ici le bonheur ! La Tribune Hebdo Orléans

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Le cycle 2016 des Rencontres Performance® organisées par la CCI du Loire et Loire&Orléans Éco s’est clos le 1er décembre dernier sous le chapiteau du cirque Grüss, à Saint-Jean-de-Braye. « Professeure de bonheur » de son état, Florence Servan-Schreiber a pu distiller aux entrepreneurs et salariés présents un message atypique autour de la « psychologie positive ». Mais encore ?

Un article de Benjamin Vasset.

Certains le « fuient avant qu’il ne sauve » (Gainsbourg), d’autres courent après « comme s’il venait de s’échapper » (Miossec) mais en fin de compte, qui l’a trouvé ? Le bonheur, Florence Servan-Schreiber l’enseigne, elle, depuis six ans. Nièce de Jean-Jacques Servan-Schreiber (le célèbre fondateur de L’Express), elle fait le tour de France des entreprises et comités d’entreprise pour donner à ces dernières quelques conseils de bonheur… express. La CCI du Loiret, qui programme chaque année une trentaine de Rencontres pour aider les entreprises locales à « développer leur capital humain, améliorer leur compétitivité et se préparer aux enjeux à venir », avait donc invité la semaine dernière cette experte en « psychologie positive » à livrer à une assemblée de 400 personnes une parole pleine d’optimisme.

Dans l’auditoire se trouvaient certainement quelques sceptiques bien curieux de savoir quel était ce nouveau concept marketing qu’on leur présentait là. Une heure plus tard, ils ravalaient leurs interrogations et applaudissaient à tout rompre une conférence à l’américaine menée tambour battant par une intervenante qui a soulevé quelques sourires. Soit par son enthousiasme et la justesse de ses remarques, soit par son savoureux impair sur le patronyme de la région Centre-Val de Loire, appelé « François Benêt ». Le bonheur, c’est parfois simple comme une coquille sur un morceau de papier.

Heureux qui comme Florence

Mais au-delà de ces bons mots, le bonheur, c’est quoi ? Les spectateurs furent surpris de savoir que des recherches très sérieuses émanant d’éminents scientifiques avaient montré que le bonheur était, pour moitié, d’origine…génétique : en effet, nous ne serions pas égaux devant la nature en matière de taux d’endorphine ou de dopamine. 10 % de notre sensation de bonheur serait en outre liée à des « conditions extérieures » à notre propre volonté (le soleil, l’argent…). Resteraient ainsi, selon la spécialiste, 40 % de parts de bonheur sur lesquels nous pourrions agir. Mais comment ?

« Les super-pouvoirs ne sont pas réservés qu’aux dirigeants… »
Florence Servan-Schreiber

Pour y arriver, l’important serait d’abord de comprendre ce que nous valons. En d’autres termes, quelles sont nos qualités premières ? Pour cela, Florence Servan-Schreiber se base sur une très sérieuse grille de « 24 qualités humaines » mises au point par des chercheurs. Ce seraient ces qualités – ou ces « super-pouvoirs », comme elle les appelle – sur lesquelles il faudrait attirer notre attention et celles de nos pairs pour gratter de petits bouts de bonheur dans le vaste lit de l’écume des jours. En résumé, le « connais-toi toi-même » de Freud, mais vu du bon côté de la lorgnette.

Le travail, source ultime de bonheur ?

Pour Florence Servan-Schreiber, le bonheur le plus profond naîtrait ensuite de notre capacité à « mobiliser ces compétences en visant un objectif défini de façon et en s’assurant un bon feed-back ». De manière plus intelligible, le bonheur le plus intense se vivrait lors d’« un moment où l’on fait ce qu’on sait le mieux faire, en le faisant avec un bon niveau de difficulté, et en sachant pourquoi on le fait. »

Pour certains, cela peut être la pratique d’une activité sportive. Pour d’autres, un coït fougueux. Mais pour Florence Servan-Schreiber, ce serait « au travail que l’on vit le plus ces “ expériences optimales ” de bonheur. » Le message est ici on ne peut plus clair : managers, plus vous valoriserez les qualités de vos managés, mieux ceux-ci se porteront, et donc meilleur sera leur travail. En d’autres termes : remisez les fouets au placard et caressez dans le sens du poil, sauf si celui-ci se trouve dans la main.

IL EN FAUT PEU POUR ÊTRE HEUREUX…

Florence Servan-Schreiber égraine « 10 conseils pour être plus heureux » au jour le jour. Des trucs assez simples, déclinables aussi bien dans la vie qu’au boulot :

1/ Prendre le temps de savourer le moment présent

2/ Cesser de nous comparer

3/ Baisser le rang de l’argent dans la liste de ses priorités

4/ Trouver du plaisir, de l’engagement et du sens dans ses actions

5/ Prendre des initiatives

6/ Chérir sa famille, ses amis et ses collègues

7/ Compter ses « kifs » quotidiens

8/ Faire du sport

9/ Préférer donner plutôt que recevoir

10/ Sourire. « Ça marche à tous les coups », dit la « prof de bonheur »…

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