Ou comment une situation RH se manifeste dans le squelette pour se résoudre enfin par une stratégie marketing. Vous n’avez rien compris ? Mon non plus, je ne comprenais pas.

Reprenons dans l’ordre.

Je vis depuis quelques jours cette sensation succulente de redémarrer

D’avoir repris ma route après des semaines à traîner mes enclumes, sans destination.

Tout commence par le départ d’un membre de mon équipe, et notre équipe est petite. Une personne en moins crée, dans l’immédiat, une nouvelle répartition des tâches. La fin de la saison aggravant les choses, plus rien ne tourne rond. Nous sommes débordés, nos projets ont dérapés et on peut dire que tout le monde est en apnée. Des clients ne sont pas rappelés, des développements pas terminés et je me cogne contre une stratégie que je ne sens pas plus que cela : remplacer rapidement pour reprendre le fil de l’eau.

Mais ça ne marche pas. Je rencontre des candidats de talents. Chaque conversation creuse mes doutes au lieu de me recentrer. Je préviens donc que je n’ai pas su prendre de décision car ma réflexion ne fait que s’enfoncer et je referme, momentanément, ce dossier.

Quand ce que l’on fait ne marche pas, il faut s’y prendre autrement

Et comme à chaque fois que des solutions me sont apparues, c’est en prenant un pas de côté que la lumière trouve l’interstice qui lui permet de rentrer. Je le dois, cette fois-ci, à l’expérience de l’un de mes collègues conférenciers nous racontait son travail. En une phrase, une seule phrase, la mer s’est ouverte sous mon nez.

Depuis mai denier, je ne pouvais plus tourner la tête sans ressentir le tranchant d’une épée me sectionner. Pratique, ni pour sortir du lit, ni pour conduire, ni pour réfléchir. Je m’en accommodais, en me disant que c’était l’âge ou la fatigue, mais merde, qu’est ce que ça faisait mal.

Depuis LA phrase, ma créativité s’est emballée

Comme une explosion filmée, mais diffusée à l’envers, lorsque le chaos reprend parfaitement sa place. Des évidence, des progrès, des solutions, des soulagements, des inventions, des mises en places, de l’action immédiate, beaucoup de rédaction, de nouveaux développements et d’excitation. Une farandole de « bon sang mais c’est bien sur ». J’ai décroché mon téléphone, appelé chaque client, raconté mon projet pour le tester, l’ajuster et le poser dans la réalité.

Et du coup, j’ai rencontré celle qui participera à ce nouveau départ. Elle a poussé la porte au bon moment, celui qui lance une nouvelle conversation, des envies, et des objectifs partagés.

Dernier passage chez l’ostéo-fée, hier, pour prendre soin de ce corps malmené. Surprise, de mon pincement, elle a enfin pu me libérer en me disant, sans connaître les détails  » vous avez bien travaillé. »

Je sors du noir

Car tout m’affecte et se mélange. Les doutes, autant que les avancées. Je le sais et je le dis aux autres, cela fait partie de mon travail : le regard que nous posons sur ce qui nous arrive compte plus que ce qui nous arrive. Et je viens encore de l’éprouver. Seulement voilà, ce sont bien les difficultés qui nous freinent qui nous instruisent tout autant. Sans mes enclumes, je ne me sentirai pas redécoller.

Alors certes, ça serait surement chouette de toujours voler, mais ça nous priverait de la sensation inégalable d’enlever une chaussure trop petite, après avoir marché trop longtemps .

Publié le 28 juillet 2017

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