Qu’apprend-on dans les cours de bonheur ?

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Echange avec Mooréa Lahalle pour le Figaro Madame sur l’engouement autour des cours de bonheur.

1200, c’est le nombre d’étudiants inscrits à un cours sur le bonheur à l’université de Yale. Le chiffre dévoilé le 26 janvier démontre l’engouement de la société pour apprendre à vivre heureux. Mais quels enseignements sont-ils dispensés dans ce genre de cours ?

Depuis le 12 janvier, la prestigieuse université américaine de Yale (Connecticut) présente un cours intitulé «Psychology and the Good Life» («Psychologie et belle vie», en français, NDLR). 1200 étudiants de première et deuxième année de psychologie s’y sont inscrits, ce qui en fait le cours le plus populaire de l’établissement, précise le New York Times. En France, depuis l’apparition de la «psychologie positive» vers 2007-2008, des initiatives similaires ont vu le jour dans certaines universités (celles de Grenoble Alpes, de la Réunion, ou de Lorraine, notamment). La discipline a depuis quitté la sphère de l’enseignement supérieur pour se démocratiser et se transformer en cours de «développement personnel», «de leadership positif» dans les entreprises, ou «de bonheur», tout simplement. Des leçons de mieux être pour tous, enfants, ados, adultes, retraités. Mais qu’apprend-t-on réellement dans ces cours ?

Méditation, questionnaires et créativité

Selon Corinne Cosseron, fondatrice de l’École internationale du rire (Hérault), et «rigologue» depuis 2002, tout l’intérêt de la psychologie positive réside dans le fait d’«être capable d’emmagasiner suffisamment de bonheur, pour affronter les moments difficiles de la vie». Le tout dans l’optique d’«améliorer la manière dont les gens vivent», en les rendant «plus optimistes» et «plus enthousiastes». En pratique, durant un week-end «Training bonheur», organisé 2 à 3 fois par an, une petite dizaine de participants, majoritairement des femmes entre 30 et 65 ans, se retrouvent dans la Maison du bonheur, à Frontignan. Via des exercices basés sur des tests de personnalité, de méditation, de séances de rire et d’apports théoriques sur la psychologie positive, les participants réfléchissent, ensemble et de manière individuelle, à leur vision du bonheur. Le but étant, à la fin des quatorze heures de formation, que chacun reparte avec une résolution concrète qu’il pourra appliquer dans son quotidien.

Les plus rétifs aux formations en groupe peuvent quant à eux trouver leur bonheur en optant pour des cours particuliers, à travers des plateformes comme Superprof. À côté des classiques cours de mathématiques ou de français, on peut y faire appel à Thierry Penda, professeur de psychologie positive, issu du milieu artistique et ancien professeur de salsa. Ce dernier propose des exercices simples à reproduire à la maison, autour de l’estime de soi, de la satisfaction et de la gratitude. Le but ? «Être plus heureux dans sa vie», en «mettant en valeur les forces de chacun». Entre chaque séance, l’aspirant au bonheur est amené par exemple à identifier chaque soir 3 à 5 choses agréables vécue au cours de sa journée, ou à inscrire sur un morceau de papier, un domaine dans lequel il se sent compétent. Lors du rendez-vous suivant, élève et professeur en discutent ensemble.

Lors de ses conférences-ateliers, Florence Servan Schreiber, auteure et «professeure de bonheur» selon ses propres termes, propose entre autres de «créer son bonheur». Pour ce faire, les inscrits s’appuient sur des exercices créatifs basés sur du collage, l’interprétation de photographies ou encore la rédaction de lettres que l’on adresse à soi-même. Durant d’autres cours, dispensés dans des amphithéâtres parisiens et pouvant accueillir jusqu’à 800 personnes, théorie et pratique s’enchaînent. Le tout est diffusé sur écrans géants, en fonction du nombre de participants. L’objectif de ce genre d’ateliers est de «comprendre ce qui peut permettre à chacun d’éclore», commente la professionnelle.

 

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Publié le 8 février 2018

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